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Disparus de l’Isère : «On a volé mon petit frère», témoigne Jérôme Janvier.

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 17/03/2018 13:02:59

Image originale

C’était le 17 mars 1983, il y a trente-cinq ans. Ludovic Janvier, 6 ans, était emmené par un homme qui prétextait avoir besoin d’aide pour chercher son chien égaré à deux pas de la poste de Saint-Martin-d’Hères (Isère). On n’a plus jamais revu cet enfant. C’est aujourd’hui le second plus ancien « cold case » encore ouvert en France. Un des dossiers non élucidés de l’affaire dite des « Disparus de l’Isère ».

Ce 17 mars, Ludovic était accompagné par Jérôme, son aîné, alors âgé de 7 ans et demi et de leur petit frère, Nicolas, 2 ans. Toujours tenaillé par le remords, Jérôme Janvier, 42 ans, qui a pris le relais de sa mère Maryline dans ce combat judiciaire, se confie.

Vous rappelez-vous des circonstances de la disparition de Ludovic ?

Jérôme Janvier. Oui. C’était un jeudi. Ce jour-là, mon père nous avait demandé d’aller chercher des cigarettes. Le bureau de tabac était tout proche. Nous venions d’arriver de la Sarthe trois semaines auparavant car papa avait du travail à Saint-Martin-d’Hères. On était sur le chemin du retour. Un homme habillé en bleu de travail, comme s’il sortait de l’usine, nous a abordés. Il nous a promis des bonbons si on l’aidait à retrouver son chien-loup. On a accepté. L’homme est parti avec Ludovic, moi je suis resté avec Nicolas… Quand j’ai compris que j’avais fait une bêtise, j’ai couru vers notre maison. Nous avons cherché Ludovic partout dans les rues des alentours. C’était trop tard. On avait volé mon petit frère.



À quoi ressemblait cet homme ?

Il avait, selon moi, entre 40 et 50 ans et portait un casque de moto. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une moto ou une mobylette.

S’agissait-il d’un piège pour enlever votre frère ?

À la réflexion, je me demande s’ils n’étaient pas deux hommes. On avait joué avec un chariot pour les courses en chemin. On avait mis Nicolas dedans mais on lui avait coincé un doigt. Un homme est venu pour nous gronder. On a sorti Nicolas de cette charrette improvisée. Et juste après, cet homme au casque est apparu comme s’ils nous attendaient.

Comment s’est déroulée l’enquête ?

La police a fait un portrait-robot avec mes descriptions. Ils venaient me chercher après l’école pour me montrer des centaines de pages de classeurs. Mais la police n’a rien trouvé de mieux que de mettre mon pauvre père en garde à vue… Si cela avait été lui sous le casque, je l’aurais reconnu ! Surtout, si l’alerte enlèvement avait existé à l’époque, on aurait retrouvé Ludovic.

Au bout de trente-cinq ans de vaines recherches, gardez-vous toujours espoir ?

Oui. Comme ma mère, mon frère Nicolas et ma sœur, nous sommes déterminés à le retrouver. Il est impossible de tirer un trait sur notre frère. Il est avec nous en permanence. J’ai toujours sur moi une photo de Ludovic. Et nous avons une petite mallette avec des objets lui appartenant, son cartable notamment. Nous avons besoin de vérité. Ne pas savoir c’est le pire. Ça vous torture jour et nuit…

Comment vivre après un tel drame ?

Cela m’obsède depuis trente-cinq ans. Ludovic est dans mes pensées à chaque instant, à chaque pas. Je suis le seul et dernier témoin à avoir vu partir mon petit frère. Je l’ai laissé partir. Je m’en veux toujours. Ça me poursuit. J’avais 7 ans… Puis au fil du temps, on se forge une carapace.

Et vos parents ?

Notre famille n’a pas résisté à cette épreuve. J’ai vu ma mère déprimer. Mon père s’est laissé mourir à 54 ans. Il s’en est voulu jusqu’à la fin. Ils ont sombré tous les deux dans le chagrin. Leur couple a explosé. Et pourtant ils s’aimaient. Je les ai vus se détruire physiquement et moralement.

Devenu père, avez-vous eu peur pour vos enfants ?

J’ai quatre filles. Je ne les ai jamais laissées sortir seules. La première fois que l’aînée est sortie seule, elle avait 17 ans. Nous avons toujours pris mille précautions. Mais il ne fallait pas non plus les étouffer.


L’affaire dite des « Disparus de l’Isère » porte sur les meurtres ou disparitions de dix enfants dans la région dont plusieurs sont restés non élucidés. Cette vaste enquête a été relancée en 2008 sous l’impulsion de Martine Valdès-Boulouque, alors procureur générale de Grenoble. Cela a permis de résoudre les meurtres des petites Sarah Syad et Saïd Berch, tuées à Voreppes en 1991 et 1996 par Georges Pouille, leur voisin, confondu en 2013 et condamné à 30 ans de réclusion criminelle en 2016.

Mais en 2014, Jean-Yves Coquillat, alors procureur de Grenoble, avait décidé de refermer les dossiers de Ludovic Janvier et de Grégory Dubrulle, seule victime survivante de ces affaires. La décision du magistrat avait été sèchement rejetée, infirmée par le parquet général. Les gendarmes avaient en effet établi un lien possible entre les deux affaires d’enlèvement des deux garçons.



« Un squelette, retrouvé il y a quelques années dans une grotte du Vercors, pourrait correspondre à celui d’un enfant. Mais il a été égaré dans les scellés du tribunal de Grenoble. Il faudrait le retrouver. Les nouvelles techniques pourraient nous dire s’il s’agit de Ludovic Janvier », martèle Me Didier Seban, l’avocat de la famille Janvier.

http://www.leparisien.fr/
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