|Bienvenu(e) Visiteur|
block control Home  •  SOS-Infos  •  Recherche  •  Les Photos non rsolues block control

 Connexion

 Qui est en ligne
18 Personne(s) en ligne (17 Personne(s) connectée(s) sur Les nouvelles)

Utilisateurs: 0
Invités: 18

plus...

 Les nouvelles quotidiennes du suivi des dossiers publiés sur le site...
La casquette découverte en juillet près du lieu de disparition de Théo Hayez à Byron Bay, en Australie, est très certainement la sienne. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 13/10/2019 11:57
Affaire Xavier Dupont de Ligonnès : voici la photo de l'homme arrêté à Glasgow Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/10/2019 12:46
Affaire Narumi Kurosaki : Pourquoi le Chili n'extradera probablement pas Nicolas Zepeda Contreras ? Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/10/2019 11:46
Meurtre de Carmen Garcia Ortega à Comines : Une vie de couple assez tumultueuse révélée devant la cour d'assises. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/10/2019 11:21
Xavier Dupont de Ligonnès a été arrêté ce vendredi en Ecosse... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 12/10/2019 11:01
Disparition de Theo Hayez: des passionnés d’informatiques vont aider la police à retrouver des disparus ( vidéo) Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 11/10/2019 14:06
Meurtre de Carmen Garcia Ortega : le jury de la cour d'assises de Flandre occidentale se rendra à Comines.. Et Meurtr... Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/10/2019 13:03
La fondation Abbé-Pierre s’alarme de la proportion de ménages pauvres qui « augmente deux fois plus vite » en Ile-de-France. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/10/2019 12:39
Affaire Jonathan Coulom : un mandat d’arrêt européen contre un suspect allemand. Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 10/10/2019 09:08
16 après, l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin est-elle relancée ? Trois questions sur l'enquête qui relance la piste Fourniret ! Les nouvelles Walda Colette Dubuisson 09/10/2019 13:30

Re : Anaïs GUILLAUME, 22 ans ( RELANCE) : Des parents usés, écœurés et révoltés

Posté: Walda Colette Dubuisson  Posté le: 02/01/2016 12:08:00

Philippe Dufresne : http://www.lunion.fr/

À l’heure du saumon fumé, des cadeaux et des échanges de vœux, Valérie et Fabrice Guillaume doivent affronter un troisième réveillon sans leur fille.

Image originale




"Bonne année, bonne santé ! " Ces mots familiers deviennent dérisoires, presque indécents, quand on croise les regards de Valérie et Fabrice Guillaume à quelques heures du réveillon. Au pied du sapin blanc, auquel tenait tant Anaïs, une photo de leur fille rappelle le drame que vit cette famille.

Figés dans leur malheur depuis le 16 avril 2013, jour de la disparition d’Anaïs, les époux Guillaume « fonctionnent » plus qu’ils ne vivent réellement. Le couple ne s’en cache pas d’ailleurs : « On nous a volé notre vie, on n’a plus rien. On attend, on n’espère plus vraiment. Ça n’a pas de sens, il faut continuer à avancer alors que nous ne savons absolument pas ce qu’est devenue Anaïs, pourquoi elle a disparu, ni même si elle est encore en vie. »

« Tout me ramène à Anaïs »

Depuis cette nuit maudite où Anaïs a quitté la maison familiale de Blagny, près de Sedan, pour se rendre chez des connaissances puis retrouver son ex-petit ami de l’époque, elle n’a jamais plus donné signe de vie. Passée la phase d’inquiétude, puis celle de l’angoisse et de l’incompréhension, la famille Guillaume, et tout particulièrement les parents et les deux frères d’Anaïs, a été obligée d’apprendre à vivre avec l’absence.

Cet insupportable vide s’impose au quotidien. Chacun tente de survivre avec cette douleur qui ronge. « Je ne travaille plus, je suis en arrêt maladie. Je me lève, je fais le ménage, je m’occupe des enfants, je ne sors plus de chez moi, je vais dans la chambre d’Anaïs, je range ses affaires, je pleure. Tout me ramène à ma fille. Je ne vois plus mes parents, je ne veux pas qu’ils me voient dans cet état… », explique Valérie Guillaume, le regard perdu dans le vide.

Fabrice Guillaume continue à travailler, il s’occupe des courses, des factures, de tout ce qui fait le quotidien. Il tient parce qu’il le faut, parce qu’il faut continuer à se battre pour retrouver la jeune femme.

Un seul vœu, que le dossier aboutisse

Le père de famille rejette d’ailleurs l’idée que sa fille puisse être décédée. « Ce sera comme ça jusqu’à ce qu’on me prouve le contraire. C’est indispensable que j’y crois encore, c’est comme cela que je tiens et aussi pour les garçons », explique-t-il.

L’anniversaire de leur fille, en juin, et les fêtes de fin d’année sont devenus des épreuves qu’ils voient arriver avec appréhension. « On fait un sapin à Noël parce qu’Anaïs en aurait voulu un, mais on n’a pas la force de rester à la maison le 24 décembre. On va chez des amis. On mange ensemble, on parle. Avec des larmes plein les yeux », résume Fabrice.

Ce soir, des amis viendront passer la Saint-Sylvestre chez eux, à Blagny. « Ils ne veulent pas nous laisser tout seuls. Bien sûr, il n’y aura pas de fête. Ça n’aurait aucun sens. Il n’y aura pas vraiment de vœux non plus. Tout ce que l’on souhaite pour la nouvelle année, c’est que le dossier aboutisse, que l’on sache enfin ce qui est arrivé à Anaïs », s’agacent les parents. De leur propre aveu, Valérie et Fabrice Guillaume considèrent que leur colère a désormais cédé la place à la haine : « On en veut à cette injustice. D’un seul coup, on nous a pris Anaïs, on a massacré notre famille. Pourquoi ça n’avance pas ? Pourquoi ceux qui savent se taisent ? Les témoins ont peur ! Il faut qu’on sache. »

Usés, écœurés, à deux doigts d’exploser, Valérie et Fabrice Guillaume refusent malgré tout de capituler. La situation est d’autant plus insupportable que le dossier n’est pas vide. « Il y a des questions en suspens, il y a des personnes qui n’ont pas tout dit. Il y a moyen d’en savoir plus », rappellent les parents d’Anaïs.

Ces questions, ces recoupements, ces colères, contenues avec de plus en plus de difficulté, s’imposeront en cette soirée de réveillon. Comme c’est le cas tous les soirs depuis 989 journées d’absence.
«Si on pouvait parler au juge d’instruction»

Depuis cet été, un nouveau juge d’instruction est en charge du dossier Anaïs Guillaume au pôle judiciaire de Reims. C’est le juge Dufour. Les parents de la jeune femme veulent le rencontrer. Il leur faut encore patienter. Une idée qu’ils ont beaucoup de mal à accepter.

« Si on pouvait parler au juge d’instruction, on lui demanderait pourquoi on met autant de temps pour le rencontrer. Nous ne sommes pas des numéros. On a parfois l’impression que le dossier n’existe pas. Le juge d’instruction doit comprendre que nous avons besoin d’être mis au courant pour tenir. On aimerait aussi lui dire que la famille chez qui Anaïs a passé une partie de la soirée du 17 avril 2013 doit forcément en savoir plus que ce qui a été dit jusqu’à présent. Pourquoi notre plainte pour le vol de chéquier par cette famille le lendemain de la disparition d’Anaïs n’a pas été retenue ? Même chose pour celle qu’Anaïs avait déposée pour des violences exercées par son ex-petit ami quelques mois avant sa disparition. Qu’est-ce qu’est devenu le deuxième téléphone portable de notre fille ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de confrontation entre les deux ex-petits amis de notre fille ? On sait que le travail du juge d’instruction n’est pas simple, qu’il n’y a pas que notre dossier à traiter. On pense que les attentats de novembre ont ralenti le dossier. On comprend qu’il faut arrêter la méchanceté dans ce monde, mais on aimerait avoir des signes comme quoi le dossier n’est pas oublié, que les choses avancent. »
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site internet*
Icône de message*
       
Message*
Adresse du lien Courriel Images Dans les images Émoticône Flash Youtube Code source Citation

Gras Italique Souligné Barré  À gauche Centre À droite  


Cliquez sur Prévisualiser pour voir le contenu en action.
Options*
 
 
 
Code de Confirmation*
9 - 2 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10