Disparus de l'IsĂšre : "il faut chercher encore" ! ( RAPPEL)

Date 14-05-2020 | Sujet : Disparus depuis trop longtemps

14/05/2020 : Vidéo (1 heure 25 minutes) : Le scandale des disparus de l'IsÚre

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01/04/2020 : Annonce : "Dans Les Yeux d'Olivier" sera diffusée à partir de mercredi 8 avril à 22h35 sur France 2. Le premier épisode sera consacré aux "affaires non élucidées".
*** Parmi les affaires abordées dans cette émission : la disparition de Ludovic Janvier en IsÚre en 1983, les assassinats de Marine en 2005 dans la région lyonnaise et de Corine en 1992 à Besançon.
**** 37 ans aprĂšs la disparition de son frĂšre Ludovic, JĂ©rĂŽme tĂ©moigne « dans les yeux d’Olivier » , ce mercredi 8 avril 2020
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25/01/2020 : Joyeux anniversaire Charazed ; 43 ans aujourd’hui, 33 ans que tu t’es volatilisĂ©e 
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N’oublions pas tous ces petits disparus de l'Isùre 

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26/07/2019 : Annonce : “Grands Reportages” : Affaires classĂ©es, sur la piste des tueurs, samedi 27 juillet Ă  14:45 sur TF1.
Il s’appelait Ludovic Janvier, il a Ă©tĂ© enlevĂ© le 17 mars 1983 dans la banlieue de Grenoble, sous les yeux de son grand frĂšre. Sa disparition est l’un des faits divers les plus troublants des 30 derniĂšres annĂ©es. La justice a failli classer l’affaire mais la famille n’a jamais abandonnĂ©.
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28/02/2019 : EN VIDÉO : Le scandale des disparus de l'Isùre...
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28/05/2018 : Dans l’ombre du disparu, frĂšres et sƓurs d’enfants recherchĂ©s, ils ont grandi entre espoir et rĂ©signation

Lire article et voir photos de francetvinfo.fr 

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17/03/2018 : Il y a trente-cinq ans, Ludovic Janvier, 6 ans, disparaissait Ă  Saint-Martin-d’HĂšres (IsĂšre), emmenĂ© par un inconnu. Son grand frĂšre, JĂ©rĂŽme, 42 ans aujourd’hui, Ă©tait avec lui, et vit avec cette culpabilitĂ© dont il ne peut se dĂ©faire.
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27/12/2017 : L’affaire des disparus de l’IsĂšre hante le dĂ©partement depuis bientĂŽt 40 ans. Aujourd’hui, de nouvelles pistes sont exploitĂ©es dans le cadre de trois dossiers, les familles des victimes continuent de chercher des rĂ©ponses.
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05/12/2017 : EnquĂȘtes de rĂ©gion : retour sur l"affaire Fiona et Les disparus de l'IsĂšre. ( VidĂ©o)
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01/10/2017 : « Le pire est de ne pas savoir » ...
La douleur des parents de Maëlys avive celle des parents qui ont vécu ou vivent encore le drame de l'insupportable attente. Ils ont accepté de parler.
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28/08/2017 Le 8 juillet 1987 Ă  Bourgoin-Jallieu, Charazed Bendouiou, 10 ans, disparaĂźt sans laisser de traces. Depuis 30 ans, sa sƓur Ferrouze, qui avait 11 ans et demi au moment des faits, se bat pour connaĂźtre la vĂ©ritĂ©.
Message de sa sƓur Ferrouze :
Citation :

Ma sƓur a disparu il y a 30 ans, c'est comme si le temps Ă©tait restĂ© arrĂȘtĂ©

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31/07/2017 : Le frùre de Ludovic Janvier s’exprime : “Il y a trente-quatre ans, mon petit frùre a disparu sous mes yeux”...
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07/07/2017 : Il y a 30 ans disparaissait Charazed
REPLAY " l'heure du crime de Jacques Pradel" - Il y a 30 ans,le 08/07 en 1987, une petite fille de 10 ans, Charazed Bendouiou, se volatilise en bas du HLM oĂč elle vit avec sa famille.
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12/05/2017 : RAPPEL ->REPORTAGE : LES ENFANTS DISPARUS DE L’ISÈRE, vidĂ©os 1-2-3
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04/02/2017 : Disparus de l'IsÚre : le tueur belge Willy Van Coppernolle, un pervers et prédateur sexuel belge. , entendu par les gendarmes
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12/07/2016 : Assassinat de la petite Sarah Syad, 6 ans: le procÚs a repris ce matin 12/07/2016: Georges Pouille a finalement été reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés et condamné à la peine de 13 ans de réclusion criminelle.
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11/03/2016 : PrĂšs de 20 ans aprĂšs les faits, le procĂšs de l’homme accusĂ© d’avoir tuĂ© la petite SaĂŻda Berch, alors ĂągĂ©e de 10 ans, Ă  Voreppe en IsĂšre, le 24 novembre 1996, s’est ouvert mercredi devant la cour d’assises de l’IsĂšre. Le verdict est attendu, aujourd’hui vendredi.

La cour d’assises de l’IsĂšre a condamnĂ© vendredi Ă  trente ans de rĂ©clusion criminelle Georges P., 40 ans, accusĂ© du meurtre de la petite SaĂŻda Berch.
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24/02/2016 : Témoignage de Grégory Dubrulle, 40 ans, unique rescapé des meurtres dans l'IsÚre. « J'ai été torturé, battu, laissé pour mort... »
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29/01/2016 : replay de l'Ă©mission
Crimes - Crimes Ă  Grenoble NRJ 12
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23/06/2015 : Disparus de l’IsĂšre : trois enquĂȘtes relancĂ©es . Les familles des "disparus de l’IsĂšre" ont eu gain de cause. Ce matin (23/06/2015), la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a fait savoir, par communiquĂ© de presse, qu’elle procĂ©dait Ă  un supplĂ©ment d’information dans trois affaires.
Satisfaction des familles , Maßtre Didier Seban s'exprime ( Vidéo)...

* "il n'est jamais trop tard, il faut simplement y croire" pour la soeur de Ludovic Janvier [VIDEO]

* En 1983, prĂšs de Grenoble, GrĂ©gory disparaĂźt. Il est retrouvĂ© le lendemain au bord de la mort dans une dĂ©charge. Il est l'un des disparus de l'IsĂšre dont les dossiers viennent d'ĂȘtre relancĂ©s par la justice. Il tĂ©moigne dans l'Heure du Crime.( lire la suite en bas de l'article )
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24/11/2014 : Non lieu dans l'affaire Gregory Dubrulle
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16/11/2014 : Non lieu dans l'affaire Ludovic Janvier
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13/11/2014 : Non-lieu dans l'affaire Charazed !!!
Sa soeur Ferouze Bendouiou n’en revient pas. Elle dit que "c’est un scandale"
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11/11/2014 : Le 17 mars 1983, Ludovic Janvier, 6 ans, disparaissait sans qu'il ne soit jamais retrouvĂ©. 30 ans aprĂšs, son frĂšre et sa sƓur crient leur douleur de ne pas savoir.

+++ RAPPEL : VIDÉOS dans l'article : " Les disparus de l'Isùre"
Ils avaient entre 5 et 15 ans. Entre 1983 et 1996, ils ont disparu dans un rayon de 70 km entre Lyon et Grenoble, dans l'IsÚre. Certains ont été retrouvés assassinés. Pour d'autres, le mystÚre demeure.




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Ils y pensent chaque jour, depuis plus de 30 ans. Alors JĂ©rĂŽme et Virginie Janvier ont tout laissĂ©, travail et enfants, pour venir parler de leur frĂšre Ludovic, disparu Ă  6 ans et demi dans l’IsĂšre, Ă  Saint-Martin-d’HĂšres. C’était le 17 mars 1983. Virginie fĂȘtait ses 5 ans dans la Sarthe, chez sa grand-mĂšre. On lui a offert une poupĂ©e, elle s’en souvient. Parce qu’aprĂšs, cette date est devenue si douloureuse pour la famille Janvier, qu’elle n’a plus jamais eu droit Ă  son anniversaire.

Ludovic et ses deux frĂšres vivaient Ă  l’époque avec leurs parents chez une tante, le temps de trouver Ă  s’installer dans un appartement Ă  Saint-Martin-d’HĂšres, oĂč le pĂšre Janvier Ă©tait boulanger-pĂątissier. JĂ©rĂŽme, Ă©lĂšve de CE1, et Ludovic, qui venait d’entrer en CP, faisaient leurs devoirs, quand leur pĂšre leur a demandĂ© d’aller lui acheter des cigarettes. Vers 18h30, ils se sont prĂ©parĂ©s Ă  sortir. Leur plus petit frĂšre Nicolas a trĂ©pignĂ© pour les accompagner. Tous trois ont traversĂ© la place Ă©clairĂ©e en bas de chez eux, pour se rendre au tabac, de l’autre cĂŽtĂ© de la rue.

"J’ai vu son inquiĂ©tude dans ses yeux"

Sur le chemin du retour, ils ont foncĂ© sur un caddie de supermarchĂ© laissĂ© Ă  l’abandon, pour jouer. Y ont mis leur petit frĂšre, et roulĂ©, roulĂ©. "On lui a rĂąpĂ© les doigts contre un mur", se souvient JĂ©rĂŽme. "Je vois encore un grand monsieur habillĂ© tout en noir, qui vient vers nous, et nous demande de faire attention
 Je me demande encore si cet homme avait un rapport avec la disparition de Ludovic ensuite." JĂ©rĂŽme a fait descendre le petit.

Les trois enfants ont continuĂ© leur chemin en direction de la maison. "Un autre monsieur Ă©tait figĂ© devant nous, comme s’il nous attendait. Il portait un bleu de travail, des chaussures d’usine noires Ă  fermeture Ă©clair, et un casque bol avec des bandes rĂ©flĂ©chissantes sur la tĂȘte. Il nous a dit : 'J’ai perdu mon chien-loup. Si vous m’aidez Ă  le retrouver, je vous achĂšterai des bonbons'".

JĂ©rĂŽme n’a pas pris peur. "Au contraire, il avait un ton rassurant". Il a indiquĂ© qu’il fallait suivre deux directions diffĂ©rentes. JĂ©rĂŽme n’a pas voulu laisser le plus petit. Et l’homme a pris la main de Ludovic pour s’en aller vers le parking qui borde la place. "Ludo n’a rien dit, c’était un gamin plutĂŽt peureux. Mais il m’a regardĂ© en s’éloignant. J’ai vu son inquiĂ©tude dans ses yeux
 LĂ , j’ai compris que j’avais fait une bĂȘtise, j’ai couru chez moi, mon petit frĂšre Ă  la main, pour prĂ©venir mes parents". Le pĂšre Janvier est descendu sur les chapeaux de roue, mais la place Ă©tait dĂ©jĂ  vide. Ludovic s’était volatilisĂ©. Les gendarmes sont arrivĂ©s vite. C’est depuis ce jour lĂ , il y a prĂšs de 32 ans, que la vie des Janvier a basculĂ© dans le cauchemar.

"J’ai mis des annĂ©es Ă  comprendre"

"Moi, j’étais loin, chez ma grand-mĂšre dans la Sarthe", raconte Virginie. "Je me souviens avoir vu mes parents, mes frĂšres, Ă  la tĂ©lĂ©. Et quand je les ai rejoints, j’ai ce souvenir que je devais toujours marcher, recommencer, traverser la place, encore et encore
 Je remplaçais la silhouette de Ludovic pour les journalistes. Les enquĂȘteurs allaient chercher JĂ©rĂŽme Ă  l’école pour l’entendre. J’ai mis des annĂ©es Ă  comprendre ce qui s’était passĂ© en rĂ©alitĂ©".

JĂ©rĂŽme se souvient que des portraits-robots avaient Ă©tĂ© Ă©tablis : "OĂč sont-ils ?". La mĂšre de Ludovic a donnĂ© toutes ses photos, ses souvenirs de Ludovic aux enquĂȘteurs. "On n’a jamais rien revu
 Il paraĂźt que tout a disparu quand les caves du tribunal ont Ă©tĂ© inondĂ©es", dĂ©plore Virginie. Les parents ont Ă©crit aux ambassades, diffusĂ© des affiches partout. Les enquĂȘteurs ont cherchĂ©, sans trouver. "Ils ont mĂȘme pensĂ© que c’était peut-ĂȘtre nos parents qui auraient pu faire disparaĂźtre leur fils, en le vendant !", s’exclame les enfants Janvier.

Deux ans plus tard, un corps est retrouvĂ© dans une grotte du Vercors. Les restes d’un squelette d’enfant. "Je suis allĂ© au tabac, j’ai vu sur le journal qu’on avait retrouvĂ© Ludovic Janvier", raconte JĂ©rĂŽme. "On attend toujours de savoir ce qu’il en est de ce corps
 Pourquoi on ne nous dit rien ?" Les progrĂšs des mĂ©thodes d’indentification scientifique par l’ADN permettraient aujourd’hui de confirmer ou d’infirmer le lien entre ces ossements et la trace gĂ©nĂ©tique de la famille Janvier. "La justice a-t-elle procĂ©dĂ© Ă  cette vĂ©rification ?". En haut lieu, on prĂ©tend que oui. "Et nous sommes de si petites gens qu’on estime ne pas nous devoir de compte ?", s’insurgent JĂ©rĂŽme et sa sƓur.

Un témoignage troublant

Il y a quelques annĂ©es, une infirmiĂšre a contactĂ© Virginie Janvier, aprĂšs une Ă©mission qui revenait sur la disparition de Ludovic. "Elle a dit qu’elle Ă©tait persuadĂ©e d’avoir vu mon frĂšre, Ludovic, prĂšs de Reims, dans l’hĂŽpital oĂč elle travaillait", se souvient Virginie. "Selon elle, il ressemblait Ă©normĂ©ment Ă  JĂ©rĂŽme qu’elle avait vu dans le reportage". Le signalement pourrait ĂȘtre fantaisiste, comme c’est souvent le cas dans ces affaires anciennes, oĂč personne n’a en rĂ©alitĂ© la moindre idĂ©e de l’apparence physique qu’aurait aujourd’hui Ludovic Janvier.

Sauf que le tĂ©moignage de cette infirmiĂšre rappelle un fait notĂ© dans le dossier : en avril 1983, soit un mois Ă  peine aprĂšs la disparition de l’enfant, la greffiĂšre d’un des juges d’instruction grenoblois a reçu un appel tĂ©lĂ©phonique, qui a fait l’objet d’un procĂšs-verbal. La voix d’un homme demandait au magistrat de rassurer la famille Janvier sur le sort de leur enfant. Le suspect indiquait que Ludovic Ă©tait en bonne santĂ©, qu’il faisait la joie d’un couple stĂ©rile. Il ajoutait qu’il appelait aprĂšs avoir lu un article relatant l’affaire dans "L’Union de Reims".

"Pourquoi on ne vĂ©rifie pas tout ça ?", s’interrogent Virginie et JĂ©rĂŽme. "Notre frĂšre est peut-ĂȘtre vivant. Ou mort sans qu’on le sache ?" A 39 ans, JĂ©rĂŽme Janvier regarde le temps passer. Son pĂšre est "mort de chagrin en 2007". Sa mĂšre se noie dans une peine sans fond. Il dit : "Maintenant, j’ai peur que ma mĂ©moire s’efface, que le souvenir prĂ©cis des derniers instants avec Ludo s’abĂźme, je voudrais tenter l’hypnose
 Des choses peuvent remonter. Mais la justice n’y croit plus, c’est rĂ©voltant pour nous qui cherchons un frĂšre, un fils". Et la vĂ©ritĂ©.

Par Elsa Vigoureux : http://tempsreel.nouvelobs.com/

Retrouvez notre enquĂȘte dans l'Obs du jeudi 13 novembre : IsĂšre, des disparus toujours oubliĂ©s.
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RAPPEL /

Ils avaient entre 5 et 15 ans. Entre 1983 et 1996, ils ont disparu dans un rayon de 70 km entre Lyon et Grenoble, dans l'IsÚre. Certains ont été retrouvés assassinés. Pour d'autres, le mystÚre demeure.


Voici la liste des meurtres ou disparitions des disparus de l'IsĂšre :


> 17 mars 1983: Ludovic Janvier, 6 ans, disparaßt à Saint-Martin d'HÚres aprÚs avoir été accosté par un homme qui lui demande de l'aider à retrouver son chien. Son corps ne sera jamais retrouvé.

> 9 juillet 1983: Gregory Dubrulle, 8 ans, est enlevé par un homme en bas de son domicile à Grenoble et laissé pour mort, le crùne fracassé, dans une décharge au col de la Placette. Il a survécu par miracle. Son agresseur n'a jamais été retrouvé.

> 27 juin 1985: Anissa Ouadi, 5 ans, disparaßt alors qu'elle jouait devant son HLM à Grenoble. Son corps est retrouvé 13 jours plus tard au barrage de Beauvoir.

> 8 juillet 1987: Charazed Bendouiou, 10 ans, disparaßt dans un sous-sol de son immeuble HLM à Bourgoin-Jallieu. Son corps n'a jamais été retrouvé.

> 2 août 1988: Nathalie Boyer, 15 ans, part en promenade. Elle est retrouvée égorgée sur un sentier de Saint-Quentin-Fallavier.

> 13 janvier 1989: Fabrice Ladoux, 12 ans, est enlevé entre son domicile et son collÚge à Grenoble. Il est mort violé et étranglé. Son corps a été retrouvé trois jours plus tard dans le massif de la Chartreuse.

> 19 juillet 1996: Léo Balley, 6 ans et demi, disparaßt dans le massif du Taillefer. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Il n'est jamais trop tard pour réveiller une conscience et soulager la peine de ces familles en grande détresse , si vous avez la moindre information : appelez le poste de police ou de gendarmerie ...



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13/11/2014 : Non-lieu dans l'affaire Charazed !!!
Sa soeur Ferouze Bendouiou n’en revient pas. Elle dit que "c’est un scandale"


La justice a rendu une ordonnance de non-lieu le 6 novembre dernier concernant la disparition mystĂ©rieuse de sa sƓur en 1987. Un cold case comme il en existe huit autres dans le dossier des "disparus de l’IsĂšre". Une affaire que les juges ont dĂ©cidĂ© de fermer, sans l’avoir Ă©lucidĂ©e.

Une dĂ©cision qui va Ă  l’encontre de celles prises ces derniers temps partout ailleurs en France. Car les rĂ©cents dĂ©nouements des "meurtres de l’A6" ou des "disparues de Perpignan" ont prouvĂ© que revenir sur une enquĂȘte, passer les Ă©lĂ©ments anciens au crible des nouvelles techniques de police scientifique, n’est pas vain. Les avocats de Ferouze Bendouiou, maĂźtres Didier Seban et Corinne Herrmann, entendent interjeter appel de ce non-lieu. Et dĂ©noncent "une justice qui n’a jamais acceptĂ© de recevoir les parties civiles, alors que nous l’avons sollicitĂ©e Ă  plusieurs reprises, alors que nous estimions avoir des Ă©lĂ©ments nouveaux Ă  apporter au dossier". Ils soutiennent que la clĂŽture de l’information judiciaire est prĂ©maturĂ©e.

Elle l'a vue "remonter avec la carafe, la poser dans l’évier, puis ressortir jouer"


Charazed Bendouiou avait 10 ans lorsqu'elle s’est volatilisĂ©e. C’était le 8 juillet 1987 Ă  Bourgoin-Jallieu. Ses parents lui ont demandĂ© d’aller vider la poubelle au sous-sol du bĂątiment. La petite fille est descendue en dĂ©but d’aprĂšs-midi. En 1988, les enquĂȘteurs ont notĂ© "que l’enfant n’a plus Ă©tĂ© revu aprĂšs son dĂ©part de l’appartement". En 2008, quand les investigations ont repris, les gendarmes se sont fondĂ©s sur ce mĂȘme constat. "Or, il est erronĂ©", affirment d’une mĂȘme voix Ferouze et ses avocats.

Rafika, la sƓur aĂźnĂ©e de Charazed, soutient l’avoir revue aprĂšs qu’elle a jetĂ© les ordures. MaĂźtres Seban et Herrmann l’ont fait savoir au juge d’instruction JosĂ©phine Scaramozzino en fĂ©vrier 2014. La magistrate ne leur a pas rĂ©pondu. Rafika, 15 ans au moment des faits, se souvient que sa petite sƓur "est remontĂ©e solliciter une carafe d’eau pour leur mĂšre qui se trouvait au bas de l’immeuble", Ă©crivent les avocats. Elle l’a vue "remonter avec la carafe, la poser dans l’évier, puis ressortir jouer". La maman et une voisine confirment. Et un tĂ©moignage qui indiquait la prĂ©sence de Charazed dans sa robe jaune vers 15 heures devant le magasin Genty, avait Ă©tĂ© trop vite Ă©cartĂ© Ă  l’époque. Les analystes de la gendarmerie qui reprennent la procĂ©dure dans son intĂ©gralitĂ© en 2008 reviennent pourtant vers cette dĂ©claration qu’ils jugent fiable, et invitent les enquĂȘteurs Ă  rechercher les enfants avec lesquels la petite jouait. "OĂč en est-on de ces investigations ? Qu’est-ce qui a Ă©tĂ© fait ?", interroge Ferouze.

"Aucune vĂ©rification n’a Ă©tĂ© entreprise"

Il y a encore la piste de cet homme interpellĂ© en janvier 2007 pour de nombreuses agressions sexuelles, commises en IsĂšre, "Ă  une pĂ©riode oĂč plusieurs enfants ont disparu [dans la rĂ©gion]". Pour MaĂźtre Corinne Herrmann, "il est toujours indispensable de procĂ©der Ă  des vĂ©rifications approfondies sur l’éventuelle implication de ce monsieur dans l’affaire Bendouiou". Ou sur celle d’un "couple de pervers sexuels", localisĂ©s Ă  Villefontaine, et apparus dans la procĂ©dure concernant la disparition de Nathalie Boyer, toujours en IsĂšre, un an aprĂšs celle de Charazed. Un homme et une femme qui entraĂźnaient des jeunes filles mineures Ă  leur domicile pour les violer. Et qui avaient une Renault 5 bleue. Comme celle dans laquelle un tĂ©moin a cru reconnaĂźtre Charazed. "Aucune vĂ©rification n’a Ă©tĂ© entreprise", note le cabinet Seban.

Les avocats et la famille Bendouiou avaient aussi rĂ©clamĂ© que les caractĂ©ristiques gĂ©nĂ©tiques de Charazed soient Ă©tablies, afin de les comparer au FNAEG (fichier national automatisĂ© des empreintes gĂ©nĂ©tiques). Sur ce point comme sur les autres, la magistrate en charge de l’instruction n’a pas jugĂ© bon de rĂ©pondre aux requĂȘtes des parties civiles. Elle a estimĂ© plus juste de rendre une ordonnance de non-lieu. Pourtant, le procureur gĂ©nĂ©ral de Grenoble, Paul Michel, assurait il y a quelques jours :

Evidemment, si les familles formulent des demandes, il faut y rĂ©pondre. Et si ces dossiers de disparitions dans l’IsĂšre ont la moindre chance d’aboutir, il faut la saisir. C’est le sens de notre justice."

Didier Seban, l'avocat de cinq familles d’enfants disparus ou assassinĂ©s dans l’IsĂšre, a annoncĂ© jeudi 13 novembre dans un communiquĂ© son intention d'interjeter appel Ă  la suite des ordonnances de non-lieu rendues dans les affaires Charazed Bendouiou et Ludovic Janvier. Il dĂ©nonce un "dĂ©ni de justice particuliĂšrement grave" et demande "au garde des Sceaux d'intervenir auprĂšs du parquet gĂ©nĂ©ral de Grenoble pour que les enquĂȘtes soient enfin reprises sĂ©rieusement". Il constate que durant ces quatre derniĂšres annĂ©es, les juges d'instruction ont "refusĂ© de recevoir les familles et d'instruire leurs demandes". Et de conclure :

Cette attitude est vĂ©cue par les familles comme un vĂ©ritable acte de mĂ©pris Ă  l'heure oĂč toutes les autoritĂ©s judiciaires reconnaissent l'intĂ©rĂȘt de relancer les enquĂȘtes sur les crimes non-Ă©lucidĂ©s en France".

Ce double non-lieu est «une hérésie» selon les avocats


De nouveaux éléments concernant la disparition de Charazed Bendouiou ont été apportés par les avocats de sa famille. Partie déposer les poubelles au sous-sol de l'immeuble, Charazed serait bien ressortie avant de remonter chez elle boire un verre d'eau. Et de redescendre. «Des témoignages qui n'ont pas été pris en compte», se désole Me Herrmann qui a décidé de faire appel de cette décision.

Mais surtout ce non-lieu double est selon les avocats «une hĂ©rĂ©sie» car d'autres enquĂȘtes sont sur le point de trouver une issue. Les gendarmes, eux, ont depuis longtemps effectuĂ© un rapprochement entre deux autres dossiers de la sĂ©rie dite «Mineurs 38» : celui de Fabrice Ladoux enlevĂ© en janvier 1989 et celui de GrĂ©gory Dubrulle enlevĂ© en juillet 1983, le seul rescapĂ© de cette macabre sĂ©rie.

Ces deux garçons ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s dans des dĂ©charges. Le premier Ă  Quaix-en-Chartreuse et le second Ă  Pommier-la-Placette, deux sites proches. Tous les deux portent des traces de coups Ă  la tĂȘte et ont Ă©tĂ© victimes de strangulation. Mais surtout une unitĂ© de lieu gĂ©ographique dans le massif de la Chartreuse. Et ce d'autant que les enquĂȘteurs disposent de traces gĂ©nĂ©tiques retrouvĂ©es sur les liens qui enserraient Fabrice Ladoux. «Et on voudrait oublier ces dossiers encore une fois ! Ce n'est pas acceptable», peste Me Didier Seban.
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14/11/2014 : EXCLU E1 - L'affaire du petit Ludovic, disparu en mars 1983, jamais élucidée, a été enterrée par la justice. La famille exprime son désaccord.


Disparus de l'IsÚre : "On doit savoir la vérité" par Europe1fr


"Ils n'ont pas retrouvĂ© le corps, donc, on ne peut pas dire qu'il est mort", affirme Ă  Europe 1 Virginie, la sƓur de Ludovic, un garçon de 6 ans disparu le 17 mars 1983, alors que son pĂšre l'avait envoyĂ© chercher des cigarettes. Une ordonnance de non-lieu a Ă©tĂ© rendue les 6 et 10 novembre dans deux affaires de disparition d'enfants datant des annĂ©es 80 en IsĂšre, dont celle concernant le petit Ludovic. Europe 1 a pu recueillir le tĂ©moignage de sa sƓur qui n'accepte pas que la justice enterre le dossier.

"On ne peut pas dire s'il est mort". "Ils ne savent mĂȘme pas s'il est dans une famille, dans un rĂ©seau de prostitution, elle ne sait rien, la justice", dĂ©plore Virginie, la sƓur de Ludovic. Le non lieu ? "On n'est pas d'accord avec ça". Et de raconter avoir vu son pĂšre "mourir de chagrin", il se reprochait d'avoir envoyĂ© Ludovic chercher des cigarettes, rapporte Virginie. "Ma mĂšre est totalement dĂ©truite psychologiquement", a-t-elle ajoutĂ©.
Les familles vont faire appel. Les avocats des familles des deux disparus ont dĂ©clarĂ© leur intention de faire appel et dĂ©noncent "une forme de mĂ©pris inadmissible des familles de la part de la justice grenobloise". "Les juges ont refusĂ© de les recevoir durant la procĂ©dure et de prendre en compte nos demandes d'enquĂȘte complĂ©mentaire. La justice ne s'est clairement pas donnĂ©e les moyens d'enquĂȘter.

C'est ahurissant, je n'ai jamais vu un tel défaut d'humanité", a réagi Me Didier Seban, l'un des avocats des familles.

La sƓur de Ludovic abonde : "Faut chercher encore. Faut faire des appels Ă  tĂ©moins, faire des portraits vieillis. Tout n'est pas fait dans le dossier Ludovic. Ils ont vite voulu bĂącler l'histoire, c'est tout. Pour moi, des pistes n'ont pas Ă©tĂ© explorĂ©. La personne qui disait dĂ©tenir Ludovic parce que sa femme ne pouvait pas avoir d'enfant, cette piste lĂ , on ne l'a jamais explorĂ©".

Sept disparitions en IsÚre non élucidées. Entre 1983 et 1996, sept disparitions d'enfants ont eu lieu en IsÚre. Elles restent toujours non élucidées aujourd'hui. En 2008, le parquet général de Grenoble avait regroupé les dossiers des "disparus de l'IsÚre". Les investigations alors menées avaient écarté l'hypothÚse d'un tueur en série.
Concernant le classement en non-lieu, Jean-Yves Coquillat, le procureur de la RĂ©publique de Grenoble, s'est justifiĂ© : " "Pour ces deux affaires, les motifs Ă©voquĂ©s par les juges d'instruction sont les mĂȘmes : la prescription pour l'infraction d'enlĂšvement d'enfant et l'absence de charge contre quiconque pour l'infraction de sĂ©questration. Le ou les auteurs n'ont pas Ă©tĂ© dĂ©couverts".



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16/11/2014 : Non lieu dans l'affaire Ludovic Janvier

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NĂ© au Mans en 1976, Ludovic Janvier a disparu le 17 mars 1983 Ă  cĂŽtĂ© de Grenoble, oĂč sa famille venait d’amĂ©nager. Il fait partie des disparus de l'IsĂšre.

Ce jour-lĂ , il avait suivi un homme qui lui avait demandĂ© de l’aider Ă  chercher son chien. Il n’a jamais Ă©tĂ© revu. Aucune trace de lui n’a Ă©tĂ© trouvĂ©e par les gendarmes.

Depuis, la famille Janvier est revenue en Sarthe, son département d'origine.

Jeudi soir, ils ont appris une triste nouvelle : le juge qui pilote l’enquĂȘte a prononcĂ© un non-lieu. Le parquet estime que tous les Ă©lĂ©ments d'investigation avaient Ă©tĂ© exploitĂ©s.

Ecoeurée, la famille souhaite faire appel de cette décision.


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23/06/2015 : Disparus de l’IsĂšre : trois enquĂȘtes relancĂ©es . Les familles des "disparus de l’IsĂšre" ont eu gain de cause. Ce matin, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a fait savoir, par communiquĂ© de presse, qu’elle procĂ©dait Ă  un supplĂ©ment d’information dans trois affaires : les disparitions de Ludovic Janvier, en 1983, Ă  Saint Martin d'HĂšres et de CharazĂšde Bendouiou, en 1987, Ă  Bourgoin-Jallieu, ainsi que la tentative d'enlĂšvement de Gregory Dubrulle, laissĂ© pour mort en 1983 dans l'agglomĂ©ration grenobloise. Fin 2014, trois non lieux avaient Ă©tĂ© rendus dans ces dossiers dits des "disparus de l'IsĂšre".

"Un scandale !", avait alors confiĂ© au DauphinĂ© LibĂ©rĂ© FĂ©rouze Bendouiou, sƓur de Charazed. "Nous avions aussitĂŽt interjetĂ© appel car rien n’empĂȘche de poursuivre ces dossiers qui ne sont pas prescrits en matiĂšre d’enlĂšvement. Car c’est bien d’enlĂšvement dont il s’agit, Ă©tant donnĂ© qu’aucun corps n’a Ă©tĂ© retrouvĂ©", argumentait alors Me Corinne Herrmann. L’avocate soulignait Ă©galement que certaines prescriptions Ă©mises par les gendarmes de la cellule “Mineurs 38” (mobilisant jusqu’à 20 enquĂȘteurs) n’ont pas Ă©tĂ© suivies par les juges d’instruction.

"Il s’agit d’avis d’analystes trĂšs pointus : des vĂ©rifications Ă  effectuer, des pistes Ă  explorer, des vĂ©hicules Ă  rechercher, des personnes Ă  rĂ©entendre, des tĂ©moignages extrĂȘmement importants Ă  exploiter ou encore des rapprochements Ă  effectuer. Il s’agit d’élĂ©ments concrets, et non pas d’un subterfuge dans le seul but de maintenir ces dossiers en vie. Du travail important reste Ă  rĂ©aliser dans chacun de ces trois dossiers", prĂ©cisait l’avocate qui a revisitĂ© trente ans de procĂ©dure pour chacune des affaires.

Le 3 juin dernier, les avocats des trois familles, Me Didier Seban et Corinne Hermann, avaient donc réclamé la réouverture de ces trois dossiers. Ce mardi matin, deux magistrats instructeurs ont été nommé.

Reste à savoir quels moyens seront mis à disposition des magistrats pour procéder à de nouvelles investigations.


Par Vincent WALES | Publié le 23/06/2015 http://www.ledauphine.com

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Jointe par téléphone à Aix-en-Provence, la soeur de la petite Charazed Bendouiou a exprimé "un immense soulagement".


Maßtre Didier Seban, qui assure avec Maßtre Corinne Hermann la défense des familles, s'est dit "trÚs satisfait de cette décision trÚs motivée".
Il rĂ©sume sa vision: "La chambre de l'instruction de la Cour d'appel nous a donnĂ© raison et a dĂ©cidĂ© d'un complĂ©ment d'information et de ne pas faire droit Ă  la demande de clĂŽture des dossiers. On est trĂšs optimistes car c'est la vĂ©ritable rĂ©ouverture de l'enquĂȘte "soulignant que la cour avait dĂ©cidĂ©, contrairement aux juges d'instruction, "que les dossiers n'Ă©taient pas prescrits."

Compte tenu des qualifications pénales retenues, la prescription pénale est de 10 ans mais elle a été interrompue par des actes à plusieurs reprises.

"La Cour a demandĂ© aux juges de faire beaucoup d'investigations. Elle donne des orientations et demande d'en rendre compte aux parties civiles, ce qu'elle n'avait pas fait jusque lĂ ." Parmi ces orientations, il s'agit notamment de "regarder ces affaires en lien les unes avec les autres, de refaire le parcours de criminels ou de personnes arrĂȘtĂ©es pour des crimes sexuels en IsĂšre, et de confronter un certain nombre de tĂ©moignages".

Interview



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"il n'est jamais trop tard, il faut simplement y croire" pour la soeur de Ludovic Janvier


Ludovic Janvier a Ă©tĂ© enlevĂ© le 17 mars 1983 Ă  Saint-Martin-d'HĂšres prĂšs de Grenoble en IsĂšre. Pour sa soeur Virginie, "c'est une grande joie" de voir la rĂ©ouverture de l'enquĂȘte dans l'affaire des disparus de l'IsĂšre.

La Cour d'appel de Grenoble a ordonné, ce mardi 23 juin, la réouverture de trois dossiers de disparitions d'enfants datant des années 80, infirmant ainsi les non-lieux prononcés. Parmi ces affaires, la disparition de Ludovic Janvier, un petit garçon de 6 ans et demi qui vivait au Mans. Il a été enlevé le 17 mars 1983 à Saint-Martin-d'HÚres prÚs de Grenoble en IsÚre, alors qu'il était parti acheter des cigarettes pour son pÚre.

Virginie Janvier est la seule sƓur de la fratrie Janvier, elle est la troisiĂšme enfant du couple, Ludovic Ă©tant le deuxiĂšme. Elle a eu cinq ans le jour de l'enlĂšvement de son frĂšre, le 17 mars 1983. Elle Ă©tait ce jour-lĂ  en Sarthe, en garde chez sa grand-mĂšre, et a dĂ©couvert l'affaire en voyant "ses parents pleurer Ă  la tĂ©lĂ©vision", ils avaient dĂ©mĂ©nagĂ© Ă  Grenoble deux mois auparavant.

Elle se souvient avoir "pleurĂ©, je ne sais mĂȘme pas pourquoi, parce que je ne comprenais pas Ă©tant petite. Mais aprĂšs quand on grandit, on voit bien qu'il manque quelqu'un, qu'il y a un vide. AprĂšs, ça a Ă©tĂ© trĂšs difficile pour mon frĂšre aĂźnĂ©, ça l'est toujours, c'est trĂšs douloureux pour lui (...) Il a la sensation de ne pas avoir protĂ©gĂ© mon grand frĂšre alors que ce n'est pas de sa faute".

Virginie voit la rĂ©ouverture de l'enquĂȘte comme un nouvel espoir : "Il y a encore des choses qui n'ont pas Ă©tĂ© faites. On l'a toujours dit, il y a des choses qui ne sont pas allĂ©es jusqu'au bout, des pistes qui n'ont pas Ă©tĂ© explorĂ©es (...)" notamment celle ci : "Quelques temps aprĂšs l'enlĂšvement de Ludovic, quelqu'un a contactĂ© la juge en disant que Ludovic Ă©tait dans une bonne famille, que tout allait bien, qu'il fallait rassurer la famille"

32 ans aprÚs les faits, Virginie dit toujours "y croire" car "aujourd'hui on ne peut pas dire qu'il soit décédé puisqu'on n'a pas de corps, on n'a rien..."



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En 1983, prĂšs de Grenoble, GrĂ©gory disparaĂźt. Il est retrouvĂ© le lendemain au bord de la mort dans une dĂ©charge. Il est l'un des disparus de l'IsĂšre dont les dossiers viennent d'ĂȘtre relancĂ©s par la justice. Il tĂ©moigne dans l'Heure du Crime.

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